Alors que l’incertitude persiste concernant les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran, de mauvaises nouvelles continuent d’affluer pour le marché pétrolier mondial. Selon l’analyse du secteur énergétique, les revenus pétroliers de l’Irak en avril s’élevaient à un peu plus d’un milliard de dollars, ce qui indique un équilibre fragile. L’analyse indique que les revenus pétroliers du pays sont un « oxygène vital » pour le budget et que même les fluctuations à ce niveau créent une pression économique. Selon les informations basées sur les données de la Iraqi Oil Marketing Company (SOMO), près de 10 millions de barils d’exportations ont été réalisés en avril. Selon les évaluations, ce tableau montre que même si l’Irak maintient sa capacité de production, il est vulnérable aux prix mondiaux et aux pressions géopolitiques du côté des revenus.
LIGNES BASRA ET KIRKUK
Alors que les champs de Bassorah constituent la principale colonne vertébrale du pétrole irakien, la production de Kirkouk continue d’apporter une contribution limitée mais stratégique. Dans les évaluations, il est souligné que la réactivation de la production du nord est essentielle pour la diversité des exportations irakiennes. La même source précise qu’une partie importante du pétrole de Kirkouk est acheminée vers la ligne de Ceyhan via la Turquie.. Cette situation est considérée comme faisant partie des efforts de l’Iraq visant à réduire sa dépendance à l’égard d’un point de sortie unique. L’une des principales raisons de la pression sur les revenus en avril était la tension géopolitique croissante autour du détroit d’Ormuz. Les risques sécuritaires dans la région ont augmenté les coûts d’assurance dans le transport pétrolier et créé une incertitude quant aux flux de pétroliers.
LA LIGNE CEYHAN EST LE SANG DE LA VIE
Selon les analystes énergétiques, de telles tensions créent des « ondes de choc mondiales » qui affectent non seulement l’Irak mais l’ensemble du flux pétrolier du Golfe. C’est pour cette raison que l’on rapporte que le virage de l’Irak vers des routes alternatives s’est accéléré. Selon les évaluations, le pipeline Kirkouk-Ceyhan est redevenu un canal d’exportation vital pour l’Irak. Les risques croissants dans le transport maritime rapprochent cette ligne de la position d'»artère principale et non de secours». L’analyse indique également que la diplomatie énergétique entre la Turquie et l’Irak s’est intensifiée et que les négociations pour augmenter la capacité de la ligne se poursuivent. Cette évolution est considérée comme un tournant crucial en termes d’équilibres énergétiques régionaux.
LE FAIBLE SOUS-BALL DE L’IRAK
Environ 90 pour cent de l’économie irakienne dépend des revenus pétroliers. Cette forte dépendance rend le pays extrêmement vulnérable aux chocs de prix et à la contraction des exportations. Il est indiqué que le resserrement des recettes d’avril au niveau d’un milliard de dollars exerce une pression sérieuse sur le budget public et crée un risque, notamment sur les dépenses sociales. Les fluctuations de la production et des exportations en Irak affectent également l’équilibre général au sein de l’OPEP. Les risques dans le Golfe, en particulier, exercent une pression à la hausse sur les prix mondiaux du pétrole.. Selon les experts en énergie, chaque nouvelle tension au Moyen-Orient déclenche « la peur d’une rupture d’approvisionnement » sur le marché, augmentant ainsi la volatilité des prix. Cela rend plus fragile la stabilité des revenus des pays producteurs comme l’Irak.

SCÉNARIO FUTUR
S’il est affirmé que l’objectif de l’Irak est d’augmenter la production à 45 millions de barils par jour à moyen terme, il est noté que la stabilité de la sécurité et les flux d’investissements étrangers doivent être renforcés à nouveau pour cela. L’analyse indique que si les risques actuels persistent, les exportations irakiennes deviendront de plus en plus dépendantes des pipelines.. Cette situation est considérée comme « annonciatrice d’un nouveau changement de pouvoir » dans la géopolitique énergétique.
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