Panique Baykar en Grèce : l’accord sur le safran confond Athènes

Kathimerini, l’un des principaux journaux grecs, a titré l’accord signé entre le géant turc de l’industrie de défense Baykar et la société française Safran.

L’analyse indique que «l’accord de coopération signé entre Baykar et l’entreprise française de défense Safran a suscité d’intenses discussions à Athènes» et que l’accord en question a considérablement renforcé la position de Baykar sur le marché européen de la défense et a largement ouvert les portes de l’Europe à l’entreprise.

«BAYRAKTAR TB2 SERA ÉQUIPÉ DE SYSTÈMES FRANÇAIS»

Selon des détails techniques largement médiatisés dans les médias grecs, dans le cadre de l’accord, le système électro-optique avancé de Safran, Euroflir, sera intégré à la plateforme Bayraktar TB2.

L’auteur a déclaré que «Baykar donnera accès à des systèmes électro-optiques tels que le système de ciblage Euroflir et des moteurs d’origine européenne pour ses drones». Il a également été partagé que les deux sociétés ont convenu d’offrir conjointement des solutions intégrées de nouvelle génération à développer sur le marché international.

Il a été rapporté que le point qui inquiétait le plus Athènes était la puissance opérationnelle des drones turcs, dotés de cette haute technologie, dans la mer Égée.

Kathimerini a menti en disant : « Ces drones violent la région d’information de vol (FIR) d’Athènes et occasionnellement l’espace aérien national de la Grèce presque quotidiennement. »

LE PLAN D’UN MILLION D’EUROS DE drones de la Grèce est ébranlé

«Si le rapprochement entre la France et la Turquie a suscité des inquiétudes à Athènes, le programme grec de drones Patroller, d’un montant de plusieurs millions d’euros, a également été entraîné dans la crise», écrit la presse grecque, ajoutant que l’avenir de l’accord de 55 millions d’euros signé avec Safran en juin 2023 restait incertain.

Malgré de sérieux retards dans le processus d’acquisition, les problèmes techniques n’ont pas pu être surmontés lors de l’installation du terminal Link-16, dont l’armée grecque avait besoin pour sa capacité d’interopérabilité.

«LENT, GRAND ET FACILE À DÉTECTER»

Les soupçons sur les drones Patroller en Grèce se sont accrus avec la dernière décision prise par l’armée française. L’annulation par la France des commandes de Patroller pour son armée en avril, après un retard de six ans, a affecté Athènes.

Selon des informations basées sur des rapports d’officiers militaires français, l’avion en question était considéré comme un drone lent, volumineux et facile à détecter, qui n’avait pas sa place dans le domaine opérationnel moderne.

Les experts militaires grecs craignent que les drones Patroller ne deviennent obsolètes sur le plan technique et opérationnel jusqu’à ce qu’ils soient intégrés dans l’inventaire de l’armée.