S’exprimant lors de la conférence internationale intitulée « La Grèce à la croisée des chemins démographiques », organisée sur l’île d’Ithaque, les experts ont souligné que l’écart entre les taux de natalité et de mortalité dans le pays se creuse progressivement.
Viron Kotzamanis, directeur de l’Institut de recherche et d’études démographiques, a souligné que si les tendances actuelles se poursuivent, il y aura environ 60 000 décès de plus que les naissances d’ici 2060, ce qui entraînera une grave diminution de la population totale.
Kotzamanis a souligné que le facteur le plus frappant est que la population en âge de procréer dans le pays diminuera de 35 pour cent, et a déclaré que cette situation rendra difficile la remontée des taux de natalité.
Dans les évaluations faites lors de la conférence, il a été noté que la population du pays pourrait diminuer d’environ 1,7 million d’ici 2060 et qu’il ne s’agit pas seulement d’une question numérique, mais aussi d’une question cruciale en termes de durabilité économique, de structure sociale et d’avenir du pays.
Les participants ont déclaré que le déclin démographique se faisait plus clairement sentir, notamment dans les petites îles et les zones rurales, et ont souligné que des politiques spécifiques à chaque région devraient être développées.
Lors de la réunion, des suggestions telles que l’encouragement du retour de la main-d’œuvre jeune et qualifiée migrant à l’étranger, le renforcement des infrastructures de santé et d’éducation et l’augmentation des politiques de soutien aux familles ont été mises en avant.
À la fin de la conférence, il a été souligné que le problème démographique en Grèce et dans toute l’Europe devait être résolu par des politiques coordonnées à long terme.