Forte augmentation des demandes nationales de visa et de séjour en provenance de France !

Ainsi, le tarif standard de la première carte de séjour pluriannuelle a été augmenté de 225 euros à 350 euros.

Les frais de vérification du visa de longue durée sont passés de 200 euros à 300 euros.

Il y a également des augmentations significatives dans les catégories à prix réduit. Les frais de prolongation pour étudiants et saisonniers sont passés de 75 euros à 100 euros. Les frais de « visa de régularisation » exigés pour obtenir le statut de personne clandestine sont passés à 300 euros (dont 100 euros non remboursables).

Les responsables du ministère de l’Intérieur justifient cette augmentation par une approche de « retour sur investissement intégral » et par la hausse des coûts des cartes biométriques et des systèmes antifraude.

Les avocats spécialisés en droit de l’immigration, quant à eux, affirment que la France est désormais devenue l’un des pays les plus coûteux pour obtenir un statut légal en Europe, dépassant l’Allemagne et les Pays-Bas et réduisant l’écart avec le Royaume-Uni.

Face au nouveau système de frais, il est devenu encore plus important pour les candidats de gérer correctement le processus. Des plateformes telles que VisaHQ offrent une assistance pour vérifier les frais actuels, préparer les documents nécessaires et accélérer le processus de demande.

Pour les entreprises, cette augmentation signifie une augmentation soudaine de 50 à 60 pour cent de leurs budgets de mission par employé. Le timing est également critique : alors que les demandes déposées avant minuit le 30 avril seront traitées à l’ancien tarif, des frais supplémentaires automatiques seront facturés dans les systèmes France-Visas ou ANEF pour toutes les demandes déposées aujourd’hui.

Les experts préviennent qu’il pourrait y avoir des perturbations techniques dans les systèmes de paiement cette semaine en raison de la transition vers le nouveau système de frais. Pour cette raison, il est recommandé à ceux qui effectuent des déplacements urgents d’avoir avec eux leurs documents de paiement.

Parmi les groupes qui seront les plus touchés par cette hausse figurent les startups qui recrutent avec le French Tech Visa et les grandes entreprises qui renouvellent régulièrement leur titre de séjour chaque année.

Alors que les entreprises revoient leurs budgets pour la période 2026-2027, certaines envisagent de se tourner vers l’option Carte Bleue Européenne, valable 4 ans, pour équilibrer le coût.

Certaines autres entreprises prévoient de déployer leurs programmes dans des pays à bas salaires (par exemple le Portugal).

Même si le gouvernement français a laissé entendre qu’il ne prévoyait pas de nouvelle augmentation avant 2028, la possibilité d’une indexation des salaires sur l’inflation n’est pas totalement exclue. Les services des ressources humaines doivent donc mettre à jour leurs budgets, informer les collaborateurs et réviser les packages de missions en fonction des nouveaux coûts.