Troïka nucléaire sans partenariat USA-Allemagne-Angleterre-France

Selon l’analyse du Conseil allemand des relations extérieures – DGAP, l’un des principaux groupes de réflexion du pays, connu pour son influence sur le Bundestag (Assemblée fédérale) et le ministère des Affaires étrangères en Allemagne, un nouveau «dialogue nucléaire» centré sur le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne est en train de se construire pour une architecture de défense indépendante des États-Unis en Europe. Le nouveau cadre discuté à Berlin vise à créer une « troïka nucléaire » à l’échelle européenne autour des capacités nucléaires de la France et du Royaume-Uni. Selon la DGAP, qui compile les informations divulguées par le gouvernement sur le nouveau concept, Berlin met également l’accent sur la possibilité que «les lois puissent être interprétées et assouplies» pour parvenir à l’énergie nucléaire. Les experts évaluent cette évolution alors que l’Allemagne vise à devenir dotée de la puissance nucléaire.

Les contacts établis sur la route Berlin-Paris-Londres sont considérés comme une étape concrète dans la quête européenne d’établir une nouvelle architecture de dissuasion nucléaire en dehors du parapluie nucléaire américain.

L’ALLEMAGNE EST AU CENTRE DU CONCEPT

Selon les informations contenues dans l’article d’analyse publié par la DGAP basée en Allemagne sous la signature de Karl-Heinz Kamp, une attaque terroriste a eu lieu à Berlin en raison de la politique de Donald Trump de quitter l’OTAN et d’augmenter les guerres à l’échelle mondiale. Certains avancent que l’Europe devrait également se préparer en dehors du cadre nucléaire américain. Dans l’article d’analyse, il était également indiqué que le gouvernement de Friedrich Merz avait créé un budget de défense record pour transformer l’Europe en une puissance de défense conventionnelle et nucléaire sans les États-Unis et qu’il avait alloué une partie importante de sa puissance industrielle au secteur de la défense. Les informations suivantes ont été incluses dans l’article d’analyse :

TROIS CANAUX DU CONCEPT

En Europe, seules la Grande-Bretagne et la France possèdent l’arme nucléaire. La Grande-Bretagne possède 225 ogives nucléaires et la France 290 ogives nucléaires. En Allemagne, bien que les lois autorisent l’utilisation de l’énergie nucléaire dans le secteur public de l’énergie ainsi que la création et l’exploitation d’installations nucléaires, il n’existe aucun article définitif concernant les armes nucléaires. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a été inclus dans les pourparlers sur le « parapluie nucléaire de l’Europe » qui ont débuté entre le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre français Emmanuel Macron, et une « troïka nucléaire européenne » anonyme a été formée. a commencé à se mettre en place. Selon l’analyse de la DGAP, le nouveau concept de défense nucléaire qui se développe en Europe progresse selon quatre voies distinctes. Le premier canal est celui des négociations nucléaires entre le Royaume-Uni et la France qui se déroulent depuis 2010. Le deuxième canal est le dialogue de défense entre l’Allemagne et le Royaume-Uni après l’accord de Trinity House signé en octobre 2024. Le troisième canal est le dialogue franco-allemand sur la dissuasion nucléaire annoncé par Emmanuel Macron et Friedrich Merz le 2 mars 2026. La quatrième étape est l’ouverture de ces formats bilatéraux à d’autres pays européens de l’OTAN comme la Pologne, le Danemark, la Suède, les Pays-Bas, la Belgique et la Grèce. Selon l’analyse de la DGAP, Berlin ambitionne également de créer ainsi une nouvelle puissance nucléaire européenne.

Troïka nucléaire sans partenariat entre les États-Unis, l’Allemagne, l’Angleterre et la France - Photo : 2
Il convient de noter les réflexions du Parlement allemand et des cercles du personnel selon lesquelles la loi existante pourrait être « élargie » pour fournir un soutien financier et logistique au projet de coopération nucléaire européenne.

Envisage-t-il de contourner les lois ?

La vraie frontière devant Berlin est Les obligations internationales et constitutionnelles empêchent l’Allemagne d’acquérir directement des armes nucléaires. En janvier, Friedrich Merz a notamment souligné que l’Allemagne ne se tournerait pas vers sa propre arme atomique et que l’initiative était compatible avec le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. De même, Merz a déclaré lors de la Conférence de Munich sur la sécurité que l’Allemagne respectait ses obligations juridiques et menait les discussions sans rompre avec le cadre de partage nucléaire existant au sein de l’OTAN. Cependant, selon les informations obtenues, le gouvernement allemand et l’état-major estiment que la loi actuelle régissant l’utilisation de l’énergie nucléaire «peut être étendue» et «n’empêche pas qu’elle soit étendue».

L’EUROPE SE PRÉPARE À UNE PAUSE AVEC LES USA

On prétend que l’Allemagne devrait en priorité soutenir les budgets nucléaires des pays dotés d’énergie nucléaire, fournir des ressources financières pour le parapluie nucléaire commun européen et apporter un soutien politique au projet au Conseil européen. La DGAP décrit ce tableau, réalisé indépendamment de Washington, par la phrase «Maintenir les États-Unis dans l’alliance autant que possible, mais aussi préparer une rupture». décrit. Il est indiqué que le travail conjoint du gouvernement et de l’armée a été présenté pour la première fois au Parlement allemand en janvier. Le 29 janvier 2026, Thomas Röwekamp, ​​​​président de la commission de la défense du Bundestag allemand, a annoncé que les capacités technologiques avancées de l’Allemagne pourraient soutenir la défense nucléaire européenne commune. Il est également indiqué que le service de recherche du Bundestag allemand a accéléré ses études d’évaluation afin d’interpréter les lois sur l’énergie nucléaire en Allemagne.

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