Le président américain Donald Trump a fait une nouvelle déclaration concernant le détroit d’Ormuz, qui se trouve au centre de la guerre en cours avec l’Iran. Trump a souligné la détermination des États-Unis dans la région en déclarant : « D’une manière ou d’une autre, nous ouvrirons le détroit d’Ormuz dans un court laps de temps. »
Suite aux déclarations de Trump, les options militaires sur la manière de rouvrir le détroit ont commencé à être discutées à Washington. Selon l’analyse du Wall Street Journal, assurer la sécurité dans cette voie navigable étroite, qui est l’un des points de transit les plus critiques pour le commerce mondial de l’énergie, est une tâche très difficile et risquée.
AVERTISSEMENT «PIÈGE DE LA MORT» À LA MARINE
L’une des options envisagées par l’administration Trump consiste à envoyer des navires de guerre américains accompagnant les pétroliers et les navires commerciaux. Dans ce scénario, les pétroliers avanceront en convois et les navires de la marine tenteront de sécuriser le passage en déminant et en se protégeant contre d’éventuelles attaques.
Cependant, l’armée américaine se montre prudente en raison de la structure étroite du détroit et des systèmes d’armes dont dispose l’Iran. Les responsables de la marine avertissent que les véhicules aériens sans pilote et les missiles anti-navires iraniens constituent une menace sérieuse dans la région, de sorte que le détroit pourrait se transformer en un « piège mortel » pour les navires américains.
Selon les experts militaires, deux navires de guerre par pétrolier pourraient être nécessaires pour former un convoi sûr. Il est indiqué qu’une douzaine de navires de guerre devraient être en service pour protéger un convoi de cinq à dix pétroliers. En outre, les plans prévoient des patrouilles continues de véhicules aériens sans pilote pour cibler les systèmes de missiles et de drones au large des côtes iraniennes.
Cependant, on estime que le trafic de pétroliers transitant par le Bosphore pourrait rester bien en deçà de la capacité normale en raison des mesures de sécurité et du nombre limité de navires de guerre. On affirme que cette situation pourrait retarder pendant des mois le passage de centaines de navires commerciaux en attente dans le golfe Persique.
POSSIBILITÉ D’EXPLOITATION TERRESTRE
L’une des options les plus globales envisagées consiste à prendre le contrôle de certaines régions de la côte sud de l’Iran. Selon les analystes militaires, une telle opération pourrait directement viser à éliminer les systèmes de missiles et de drones qui sont à l’origine des attaques contre les navires.
Cependant, ce scénario implique une opération militaire à grande échelle à laquelle participeront des milliers de soldats. Selon les experts, les États-Unis pourraient d’abord atteindre des cibles situées le long de la côte avec des frappes aériennes intenses, puis les marines pourraient devoir procéder à un atterrissage amphibie.
Malgré cela, il est affirmé que les troupes américaines resteront ouvertes aux attaques iraniennes. Les Gardiens de la révolution iraniens, estimés à environ 190 000 soldats, ont longtemps été considérés comme une force expérimentée dans les méthodes de guerre asymétrique.
LA MENACE PEUT NE PAS ÊTRE COMPLÈTEMENT ÉLIMINÉE
Selon les experts, les missiles à longue portée et les véhicules aériens sans pilote iraniens pourraient continuer de présenter un risque pour les navires naviguant loin des côtes. Par conséquent, même si des mesures militaires sont prises, il n’est pas certain que les navires commerciaux recommenceront à utiliser le détroit.
Les analystes affirment qu’il est difficile pour le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz de revenir à son niveau antérieur à moins que les compagnies pétrolières et les compagnies d’assurance ne soient convaincues de la sécurité. Dans des circonstances normales, plus de 100 navires empruntent chaque jour cette voie navigable critique.