La Cour constitutionnelle a renvoyé la question devant la Cour européenne de justice pour évaluer si les mesures concernant le regroupement familial et les conditions d’accueil des demandeurs d’asile sont compatibles avec le droit de l’Union européenne (UE).
La Cour constitutionnelle a décidé de suspendre les deux mesures adoptées en juillet 2025 restreignant les conditions d’admission des demandeurs d’asile et la réglementation concernant le durcissement des règles de regroupement familial pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire.
Déclarant que ces mesures semblent contraires au droit de l’UE et à divers droits fondamentaux, la Cour constitutionnelle a annoncé qu’elle se prononcerait sur la demande d’annulation dans un délai de 3 mois.
Selon les mesures adoptées l’année dernière, il est possible de refuser une aide financière à un demandeur d’asile qui a déjà obtenu l’asile dans un autre pays européen, tandis qu’une autre mesure permet à la Belgique de supprimer la possibilité de fournir une aide sous forme de soutien financier dans des cas particuliers.
La mesure, qui durcit les règles en matière de regroupement familial, introduit également un délai de carence de 2 ans pour ceux qui bénéficient du statut de protection subsidiaire ou qui risquent de « subir un préjudice grave » en cas de rapatriement.