De nouvelles preuves sur les raisons pour lesquelles les deux faces de la Lune sont différentes

Cette découverte est basée sur une analyse isotopique de haute précision d’échantillons provenant du bassin Pôle Sud-Aitken, le plus grand et le plus ancien cratère d’impact de la Lune. Les chercheurs ont découvert que les roches collectées sur la face cachée de la Lune présentaient des taux d’isotope lourd de potassium plus élevés que les échantillons de surface observés depuis la Terre. Cela suggère que le premier impact majeur a provoqué l’évaporation des éléments volatils du manteau et modifié de manière permanente la chimie interne de la Lune.

Les scientifiques affirment que cette perte d’éléments rend difficile la formation de magma du côté obscur, ce qui fait que l’activité volcanique reste faible et que la surface devient plus accidentée. Cela peut aider à expliquer la différence entre la « surface plate et basaltique » de la Lune et sa « surface haute et frappante » vue de la Terre.

Les résultats de la recherche ont été publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) et montrent que l’analyse des échantillons de Chang’e-6 fournit de nouveaux indices clés pour comprendre les effets des grandes collisions sur la surface et la structure intérieure au cours des premiers stades de l’évolution interne de la Lune.

La mission Chang’e-6 a été lancée en mai 2024 et est devenue la première mission spatiale à collecter des échantillons de la face cachée de la Lune. La Chine prévoit des missions Chang’e-7 pour 2026 et des missions Chang’e-8 pour 2029 ; Ces missions visent à ouvrir la voie à de futures missions habitées sur la Lune.