Le « Rapport sur l’état des océans » (OSR9) publié par le service Copernicus de surveillance du milieu marin de l’Union européenne a révélé que les océans sont « en train de mourir ». Dans le rapport de 155 pages, il est souligné que le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution, définis comme la « triple crise de la planète », ne sont plus la réalité du futur, mais la réalité d’aujourd’hui. Selon les scientifiques, la consommation excessive des ressources marines, le commerce maritime et les politiques environnementales ont commencé à « tuer » de manière irréversible le cycle mondial de l’eau. Le rapport sur le désastre environnemental, souvent considéré comme la plus grande crise mondiale à venir, contient les informations frappantes suivantes :
LE RÉCHAUFFEMENT DES OCÉANS NE PEUT ÊTRE ARRÊTÉ
Le rapport indique que la température mondiale de la surface de la mer atteindra un record historique avec une moyenne de 21 degrés en 2024 et que les océans se réchauffent au rythme de 0,27 degrés tous les dix ans. Alors que le contenu calorifique mondial a augmenté jusqu’à 0,35 Watt depuis 1960, ce taux a augmenté jusqu’à deux fois la moyenne mondiale dans les bassins de l’Atlantique Nord et de la Méditerranée. Les scientifiques rapportent que ce réchauffement fragmente les écosystèmes marins, détruisant les espèces de plancton, de crustacés et de coraux. Selon les données du rapport, la biodiversité marine s’acidifie plus rapidement que la moyenne mondiale. En Méditerranée, la température de la surface de la mer a augmenté de 4,3 degrés entre 2022 et 2023, provoquant un effondrement de près de 100 % de la production de moules. Le rapport souligne fréquemment l’affirmation selon laquelle « le réchauffement des mers n’est pas seulement une crise environnementale mais aussi sociale ».
DES CENTAINES DE MILLIONS SONT EN DANGER
Le rapport indique que le niveau de la mer a augmenté de 228 millimètres entre 1901 et 2024. Il a révélé que le taux d’augmentation a augmenté de 30 pour cent au cours des vingt dernières années seulement. Cette augmentation montre que 200 millions de personnes vivant sur les côtes européennes sont menacées d’inondations et d’érosion. Le rapport indique que le réchauffement et l’augmentation du niveau, en particulier dans les mers semi-fermées comme la Baltique, la mer Noire et la Méditerranée, sont bien supérieurs à la moyenne mondiale. Cela signifie qu’une grande partie des zones côtières européennes inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO seront submergées dans les siècles à venir.

RAISON DE LA DESTRUCTION DE L’ÉCONOMIE
Les scientifiques notent que le réchauffement climatique de la mer affecte désormais non seulement les pôles mais aussi les régions tropicales et qu’en 2023, la région tropicale de l’Atlantique Nord connaîtra une vague de chaleur marine qui durera plus de 300 jours. Selon le rapport, l’économie maritime atteindra une taille de 2 600 milliards de dollars et créera 134 millions d’emplois d’ici 2025. Mais cette « économie bleue » est aussi le moteur de la destruction de l’environnement. Le taux de surpêche est passé à 37,7 pour cent et le taux de grands navires commerciaux non surveillés à 75 pour cent. Alors que la production de déchets plastiques s’étend de tous les continents à tous les océans, 1 200 espèces sont également exposées au plastique.
TRAUMATISME SOCIAL DE LA POLLUTION
Les données de Copernicus ont révélé que le coût sanitaire de la pollution marine s’élevait à 250 milliards de dollars, et que les pertes économiques dues aux tempêtes tropicales et aux inondations s’élevaient à 102 milliards de dollars. Les scientifiques affirment que la destruction des écosystèmes marins dépend du changement du modèle actuel de production et de consommation. Le rapport Copernicus décrit les changements océaniques comme un traumatisme non seulement environnemental mais aussi « social et culturel ».
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