De nouvelles images de 3I/ATLAS confirment qu’il s’agit d’un objet spatial que nous n’avons jamais vu auparavant

Les observations avec le Keck Cosmic Web Spectrograph (KCWI) ont montré que « l’antiqueue » de 3I/ATLAS (la partie de la queue de poussière qui s’étend dans la direction opposée) s’étend de manière inattendue vers le Soleil. Cette situation avait déjà été remarquée sur des images obtenues par le télescope spatial Hubble le 21 juillet.

Traces chimiques uniques : pas de fer ni de nickel

La caractéristique la plus frappante qui distingue 3I/ATLAS de toutes les autres comètes est que, même si de fortes traces de nickel sont visibles dans le nuage de gaz, aucun fer n’est détecté.

Toutes les autres comètes connues, même l’interstellaire 2I/Borisov, contenaient du fer.

Selon les chercheurs, cela pourrait s’expliquer par la formation d’un composé appelé nickel tétracarbonyle. Cette substance est normalement utilisée dans le raffinage des métaux dans l’industrie et se forme uniquement à la suite de processus chimiques spéciaux du carbonyle. Les scientifiques pensent que ce processus se produit naturellement autour du cœur de 3I/ATLAS.

De nouvelles images et observations sont en route

La caméra HiRISE du Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a photographié 3I/ATLAS le 2 octobre 2025 ; Ces images devraient encore être publiées. Les images montreront l’éruption latérale alors que l’objet s’approche de Mars à environ 30 millions de kilomètres.

La résolution en pixels de 30 kilomètres de HiRISE sera environ trois fois plus claire que les images de Keck et Hubble obtenues jusqu’à présent.

De plus, de nouvelles données pour 3I/ATLAS proviendront du vaisseau spatial JUICE en novembre 2025 et de la mission Juno en mars 2026.