L’eau n’est pas apaisante chez le voisin ! Deuxième grève contre le projet gouvernemental d’allongement du temps de travail

En Grèce, les réactions se poursuivent contre le projet de loi qui permet au gouvernement de faire travailler les travailleurs jusqu’à 13 heures par jour. À l’appel des syndicats représentant les fonctionnaires et les employés du secteur privé, une grève a eu lieu dans tout le pays pour la deuxième fois en deux semaines contre le projet de loi. Alors que de nombreux services publics ont été perturbés, les services de ferry ont été réduits. Les services de transports publics se sont arrêtés. Des milliers de personnes, dont des enseignants, des médecins et des journalistes, ont manifesté dans le centre de la capitale Athènes et ont marché jusqu’au Parlement.

«L’EXPLOITATION EXCESSIVE SERA LÉGALE»

Les syndicats affirment que le projet de loi en question augmentera la pression sur les travailleurs. Dans la déclaration de l’ADEDY, le syndicat faîtier des fonctionnaires, il est indiqué que la flexibilité des horaires de travail «signifie la fin de la journée de travail de 8 heures, l’élimination de tout sens de la vie familiale et sociale et la légalisation de l’exploitation extrême». Les syndicats exigent le retrait du projet de loi, la réduction de la durée du travail de 40 heures par semaine actuellement à 35 heures, une augmentation des salaires et la réintroduction des conventions collectives.

Le projet de loi controversé devrait être soumis au vote du Parlement demain. Compte tenu de la majorité parlementaire du gouvernement du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, il semble probable que le projet de loi en question soit adopté par le Parlement.

La Grèce a déjà la durée du travail la plus longue d’Europe, selon Eurostat.